Qu’est-ce que la figure complexe de rey osterrieth ?

Vous avez déjà vu ce dessin ? Ce mélange de traits, de carrés et de diagonales qui ressemble à un plan d’architecte un peu fou ? C’est ce qu’on appelle la figure complexe de Rey Osterrieth. Pour le profane, c’est un gribouillis. Pour les pros du cerveau, c’est une mine d’or.

Dans notre métier de bricoleur de l’esprit, on aime comprendre comment les rouages s’emboîtent. Ce test, c’est un peu le passage obligé. On ne va pas TOURNER AUTOUR DU POT : il sert à voir comment vous percevez et mémorisez les formes. Et croyez-nous, ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire au premier coup d’œil. C’est un sacré défi.

Alors, on va décortiquer tout ça ensemble. On va voir d’où ça vient et comment ça marche. Préparez-vous à plonger dans les méandres de vos neurones. C’est parti !

Mais c’est quoi exactement ce dessin ?

La figure a été créée par André Rey en 1941. C’était un psychologue suisse. Il voulait un outil pour évaluer les capacités de structuration perceptive. Autrement dit, comment on voit un ensemble plutôt que des petits morceaux isolés. Plus tard, Paul-Alexandre Osterrieth (c’est le deuxième nom de l’équipe) a ajouté sa patte. Il a créé une grille de notation super précise.

Le dessin en lui-même est sans signification évidente. C’est voulu. Point de maisons ou de bonshommes ici. Juste des lignes géométriques qui s’entrecroisent. C’est ce côté abstrait qui fait sa force. On ne peut pas tricher en s’appuyant sur des souvenirs familiers.

C’est un outil universel. On l’utilise aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Que vous soyez un petit bout de chou ou que vous ayez un âge canonique, le test reste le même. Mais les attentes, elles, changent forcément.

Une structure bien pensée

Si vous regardez bien la figure, vous verrez une armature. C’est un grand rectangle avec des diagonales. Puis, il y a des détails. Un petit cercle, un carré avec des croix, des traits horizontaux. C’est un vrai labyrinthe visuel !

Pourquoi tant de complexité ? Pour forcer le cerveau à s’organiser. Si le dessin était trop simple, tout le monde réussirait du premier coup. Là, il faut une vraie stratégie. Et c’est là que le bât blesse pour certains. Mais c’est justement ce qu’on cherche à observer.

Le déroulement du test : une affaire de précision

Le test se passe généralement en deux temps. C’est une procédure très carrée. On ne fait pas ça à la va-vite sur un coin de table. Il faut du calme et de l’attention.

D’abord, il y a la phase de copie. On vous donne le modèle. Vous avez une feuille blanche. Vous devez le reproduire le mieux possible. (Pas de panique, on ne juge pas vos talents de Picasso). L’examinateur change souvent de couleur de crayon pendant que vous dessinez. Pourquoi ? Pour voir l’ordre dans lequel vous tracez les lignes. C’est malin, non ?

Et après ? On cache le modèle. On attend un peu. Parfois on discute d’autre chose pour faire diversion. Puis, on vous demande de redessiner la figure de mémoire. Ah ! C’est là que les choses se corsent vraiment. C’est le moment de vérité pour vos capacités de stockage.

L’importance de la stratégie

Comment attaquez-vous le dessin ? C’est la question ESSENTIELLE. Est-ce que vous commencez par le grand cadre central ? C’est la meilleure méthode. C’est comme construire une maison : on commence par les fondations, pas par les rideaux.

D’autres personnes commencent par un petit détail dans un coin. Puis elles raccordent les morceaux. C’est beaucoup plus difficile. C’est souvent le signe d’une perception un peu morcelée. On appelle ça une approche analytique plutôt que globale.

Le test permet de voir si vous savez hiérarchiser l’information. Dans la vie, c’est pareil. On traite le gros morceau d’abord. On fignole après. C’est une règle d’or en bricolage comme en psychologie.

Qu’est-ce qu’on cherche vraiment à mesurer ?

On ne fait pas passer la figure complexe de Rey Osterrieth juste pour le plaisir de dessiner. On cherche des indices sur le fonctionnement du cerveau. C’est un peu comme ouvrir le capot d’une voiture pour voir si le moteur tourne rond.

Le test explore plusieurs domaines :

  • La perception visuelle : Est-ce que vous voyez bien toutes les lignes ?
  • L’organisation spatiale : Savez-vous placer les éléments les uns par rapport aux autres ?
  • La mémoire de travail : Pouvez-vous garder une image en tête quelques secondes ?
  • La planification : Avez-vous une méthode de travail ?
  • La mémoire à long terme : Qu’est-ce qu’il reste du dessin après 20 minutes ?

C’est un examen très complet. C’est pour ça qu’il est si populaire chez les neuropsychologues. C’est un véritable couteau suisse du diagnostic. Il nous en dit long sur la santé de vos fonctions exécutives.

Un indicateur précieux pour les troubles

Parfois, les résultats montrent des faiblesses. Mais attention ! Un mauvais score ne veut pas dire que tout est fichu. Cela donne juste des pistes. Chez les enfants, cela peut révéler des troubles de l’apprentissage (les fameux « dys »). On peut détecter une dyspraxie visuo-spatiale par exemple.

Chez les adultes, le test aide à repérer des lésions cérébrales. Après un accident ou un AVC, certaines zones du cerveau peuvent être touchées. La figure aide à localiser le problème. Aussi, c’est un excellent outil pour surveiller les maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

C’est un TRAVAIL D’ORFÈVRE de la part du clinicien. Il ne regarde pas seulement le score final. Il observe le comportement, les hésitations, les ratures. Tout compte.

Comment se passe la notation ?

Vous vous demandez sûrement comment on note un dessin. Ce n’est pas au feeling du psy. Il existe une grille de 18 points précis. On regarde si la ligne est bien placée, si elle est complète, si elle est déformée.

On attribue des points (2, 1 ou 0,5) pour chaque élément. C’est très rigoureux. On calcule ensuite un score total pour la copie et un autre pour la mémoire. On compare ces scores à des normes selon l’âge.

Si vous avez 40 ans, on ne vous compare pas à un enfant de 8 ans. Heureusement ! Le but est de voir si vous êtes « dans les clous » par rapport à votre groupe de référence. C’est juste et équitable.

Le temps, cet autre facteur

On chronomètre aussi la passation. Pas pour vous mettre la pression, promis ! Mais la vitesse est une information en soi. Quelqu’un qui met 15 minutes pour copier le dessin montre une grande prudence, ou peut-être une difficulté à synthétiser.

À l’inverse, aller trop vite peut mener à des erreurs d’inattention. Le juste milieu, c’est souvent le top du top. (Mais bon, on n’est pas tous des flèches non plus). L’essentiel, c’est la qualité du résultat final.

Pourquoi ce test reste-t-il indémodable ?

Il y a plein de tests modernes sur ordinateur aujourd’hui. Mais la figure de Rey reste imbattable. C’est un classique. Pourquoi ? Parce qu’elle est simple à mettre en place. Il faut juste du papier, des crayons et un peu de temps.

Et surtout, elle est redoutablement efficace. C’est une épreuve qui ne ment pas. Elle demande un effort cognitif réel. On ne peut pas « apprendre par cœur » la figure avant d’y aller. Enfin, techniquement si, mais ça n’aurait aucun intérêt pour vous !

Elle permet aussi de voir l’évolution d’un patient. On peut refaire le test quelques mois plus tard. On voit si la stratégie s’est améliorée. Ou si la mémoire flanche un peu plus. C’est un point de repère solide dans le suivi thérapeutique.

Un test qui humanise le diagnostic

Ce que nous aimons avec ce test, c’est qu’il est très visuel. On voit le patient agir. On voit sa frustration quand il oublie un trait. On voit sa satisfaction quand il boucle le rectangle central. C’est plus humain qu’un QCM froid sur un écran.

Le dialogue qui s’installe autour du dessin est primordial. Le clinicien peut encourager, observer la posture, la prise en main du stylo. C’est tout ce petit théâtre qui rend l’examen riche.

Quelques conseils si vous devez le passer

Ne stressez pas. Ce n’est pas un examen scolaire. Il n’y a pas de note pour passer dans la classe supérieure. Soyez juste vous-même. Si vous vous trompez, ce n’est pas grave.

Regardez bien l’ensemble avant de poser la mine sur le papier. Prenez une grande inspiration. Essayez de comprendre comment les pièces s’imbriquent. C’est comme un puzzle. Une fois que vous avez le cadre, les petits détails viendront plus facilement.

Mais surtout, rappelez-vous que ce test n’est qu’une pièce du puzzle (justement). Il ne définit pas votre intelligence entière. Il mesure seulement une facette de votre talent cérébral. On a tous nos forces et nos faiblesses.

Et si vous n’arrivez pas à dessiner le petit carré avec les croix ? Ce n’est pas la fin du monde. Peut-être que vous êtes un as de la rhétorique ou un génie de la cuisine à côté de ça !

Le mot de la fin sur ce test mythique

La psychologie est un domaine fascinant, un peu comme un immense chantier où l’on découvre sans cesse de nouveaux outils. La figure complexe d’Osterrieth et de Rey reste l’un de nos outils préférés pour sonner les cloches de la cognition. Elle nous aide à comprendre comment nous construisons notre monde intérieur à partir des formes que nous percevons à l’extérieur.

C’est un voyage au cœur de l’attention et de la mémoire. Alors, la prochaine fois que vous verrez ce dessin étrange, vous saurez qu’il ne s’agit pas d’un gribouillage, mais d’une véritable clé pour déverrouiller les secrets de l’esprit humain. C’est pas super, ça ?

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